mardi 3 janvier 2017

La liste de Freud - Goce Smilevski

Très bonne année 2017 !

Pour faire une pause entre deux tomes du Trône de fer, j'avais décidé de faire une étape dans mon Tour du monde : la Macédoine.


L'histoire
1938. L’Allemagne nazie s’apprête à envahir l’Autriche, les Juifs cherchent à fuir. Alors qu’on lui délivre des visas pour l’Angleterre, Freud est autorisé à soumettre une liste de vingt personnes qu’il souhaite emmener avec lui. Y figurent, entre autres, son médecin et ses infirmières, ses femmes de ménage, son chien et sa belle-soeur; mais pas ses propres soeurs, qui mourront toutes les quatre dans les camps nazis. C’est Adolphine, sa jeune soeur qui raconte : l’enfance, les souvenirs, les regrets aussi, et l’incompréhension devant la décision de celui dont elle était pourtant la plus proche…Mais également ses rencontres de hasard avec Ottla Kafka, Clara Klimt, sacrifiées comme elle sur l’autel de la célébrité de leur frère.
Mon avis

J'avoue avoir mis du temps à me mettre dans l'histoire, et ce pour deux raisons. D'abord, à cause de la personnalité de la narratrice, dont l'existence est vide et morne. Forcément, on a plus de mal à s'identifier ! D'autre part, parce que je ne m'attendais pas vraiment à ça en choisissant ce livre.

Je pensais que le livre s'intéresserait à Freud, à ses réflexions ou ses dilemmes au moment de composer sa fameuse liste. Renseignements pris, ce titre est une mauvaise adaptation du titre original, ce qui explique cela.

J'ai préféré la seconde partie du livre, lorsque le roman biographique laisse une plus grande place à une réflexion sur la folie, à travers les âges et les écrits littéraires (Schoppenhauer, Van Gogh). J'ai trouvé cela très intéressant, cette partie nous pousse à nous interroger sur notre rapport à la folie.

Ce livre m'ayant laissé une impression bizarre, je me suis ensuite un peu promenée sur la toile et il semblerait qu'en effet, l'auteur ait beaucoup laissé parler son imagination (cf. notamment cet article), ce qui m'a laissée encore plus dubitative. Pourquoi s'étendre autant sur un personnage de fiction que l'on veut faire passer pour un personnage historique. Et je ne parle pas des anachronisme, comme "la démarche de robot" dans les années 1910 alors que ce mot aurait été inventé dans les années 1920...

Je garderai donc les quelques réflexions sur la folie et les passages expliquant comment on traitait les fous "avant" (avant Freud, donc). Pour le reste, je ne sais vraiment pas quoi penser de la fiction historique, et même sur le plan du style, je ne crois pas que le livre ait mérité le foin qui a été fait autour.

Une étape de mon tour du monde

1 commentaire:

  1. Avis en demi-teinte et sujet qui ne m'attire pas une seconde, je passe mon tour ;)

    RépondreSupprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...