samedi 25 janvier 2014

Le symbole perdu - Dan Brown

Je dois dire que j'aime beaucoup les romans de Dan Brown : érudits, efficaces, drôles... pour moi, la formule parfaite, même si je sais bien qu'il ne faut pas tout prendre au pied de la lettre. J'aime beaucoup les écrits ésotériques ou reposant sur le symbolisme, autant dire que je suis servie !


Le symbole perdu est le troisème ouvrage de la série Robert Langdon (après Anges et Démons et Da Vinci Code), mais il peut se lire sans problème indépendament des autres, car les histoires n'ont rien à voir.

L'histoire
Robert Langdon, professeur en symbologie, est convoqué d'urgence par son ami Peter Solomon, philanthrope et maçon de haut grade, pour une conférence à donner le soir même. En rejoignant la rotonde du Capitole, il fait une macabre découverte. Ce sera le premier indice d'une quête haletante, des sous-sols de la Bibliothèque du Congrès aux temples maçonniques, à la recherche du secret le mieux gardé de la franc-maçonnerie : la pyramide maçonnique, qui doit conduire à la redécouverte des mystères anciens. Dans sa quête des mystères anciens, Robert est aidé par Katherine, la soeur de Peter, et il est contraint de revoir certaines de ses certitudes.
Lieu où se déroule la majeure partie de l'histoire
Mon avis
Un thriller réussi. L'auteur revient cette fois-ci à Washington, alors que les deux tomes précédents qui se passaient en Europe, ce que j'ai trouvé très sympa, car on peut faire une visite guidée de la ville que nous, Européens, connaissons forcément moins que le Louvre.

Le point que j'ai particulièrement aimé dans ce livre, c'est le fait qu'il prône l'ouverture d'esprit et la prise de recul face aux écrits religieux. En ces temps de fanatisme, c'est un message très important. J'ai aussi aimé le lien fait entre les traditions maçonniques et les sciences modernes, notamment la noétique que j'ai découverte grâce à ce livre.

Les petits moins : je trouve que l'auteur ne s'est pas trop fatigué pour le schéma de son livre : pour ceux qui ont lu les autres livres, le "méchant" Malach me fait furieusement penser à Silas du Da Vinci Code. Et certains passages d'action sont par moment un peu capilotractés... Ce qui ne m'a pas empêcher d'apprécier  pleinement les passages sur l'histoire ou le symbolisme.


Une petite citation qui m'a beaucoup fait rire et qui pour moi résume bien l'esprit du livre : contexte : Langdon essaie d'expliquer à ses élèves que c'est parce qu'ils ne connaissent pas la symbolique des francs-maçons que leurs rituels (ou ce qu'ils en ont entendu) leur parait étrange, dégoûtant et tordu...
- (un élève) Vous appartenez à une secte, vous ?
- (Langdon) Ne le répétez à personne, mais quand arrive le jour païen dédié au dieu soleil Râ, je me prosterne au pied d'un instrument de torture ancien, où j'avale la chair et le sang ritualisés. (...) Et si vous voulez vous joindre à moi, vous n'avez qu'à venir à la chapelle d'Harvard dimanche prochain, vous agenouiller devant la Croix et recevoir l'eucharistie. (...) Ouvrez vos esprits, chers amis, dit-il avec un clin d'oeil. Nous craignons toujours ce que nous ne comprenons pas.
Challenge Thrillers et polars
Idée 29 : quelque chose d'architectural

vendredi 24 janvier 2014

Arresting god in Kathmandu (Dieu en prison à Katmandou) - Samrat Upadhyay

Le livre d'aujourd'hui est un peu spécial pour moi : une amie me l'a rapporté d'un voyage au Népal pour m'aider dans mon challenge Autour du monde ! J'aime beaucoup les livres qui ont une histoire et celui-ci est carrément monté avec elle en expédition dans l'Himalaya. Dites que je suis une grande sensible, mais ça me fait quelque chose. Merci encore Emilie :)


Le petit détail qui m'a particulièrement touchée :


Allez, dites-le qu'il me faut peu de choses pour être émue !

Pour revenir à ce livre, c'est un recueil de nouvelles traduit en français sous le titre Dieu en prison à Katmandu, écrit par un auteur népalais qui est le premier à écrire en anglais et à être publié en Occident. Au menu donc, 9 nouvelles (dont je ne connais pas les titres en français, je mettrai donc les titres anglais dans ma chronique).

L'histoire
The good shopkeeper : Pramod, comptable, se retrouve au chômage et cherche du travail. Sa femme lui propose d'acheter un magasin pour s'établir, mais il refuse et veut à tout prix retrouver un poste. Les mois passent, il perd l'estime de son entourage puis rencontre une jeune femme qui devient sa maitresse. Au fil des conversations, son point de vue évolue, puis il décide de suivre l'idée de sa femme.

The cooking poet : Un vieux poète, ancienne égérie de la révolution couvert de gloire, se voit adresser un jeune débutant qu'il doit conseiller. Il s'aperçoit très vite que ce garçon modeste a un talent incroyable. Il est obsédé par sa simplicité et la richesse de ses vers, puis apprend que le jeune homme fait passer son engagement politique avant son art, ce qui le fait baisser dans son estime. Puis le jeune est tué, l'ancien essaie à nouveau d'écrire mais, à l'aune des vers de son disciple, les siens lui semblent désormais vides...

Deepak Misra's secretary : Deepak apprend que sa femme américaine, qui l'avait quitté sans explication des années plus tôt, est de retour à Katmandou. Il cherche à la revoir, sous la désapprobation de sa mystérieuse et très efficace secrétaire, puis commence à avoir une liaison avec cette dernière. Il s'explique avec sa femme, veut toujours la récupérer, puis tombe en dépression. Etrangement, sa secrétaire devient son seul lien avec la réalité.

The limping bride : Hiralal désespère de marier son fils, un ivrogne. Il finit par lui trouver une épouse qui est boîteuse, mais parvient à lui cacher ce détail jusqu'au mariage. Le fils rejette alors son épouse et en veut à son père. Celui-ci s'éprend de plus en plus de sa bru qui lui rappelle sa défunte épouse. Quand son fils s'en rend compte, il décide subitement de renouer avec sa femme.

During the festival :  Ganesh est persuadé que sa jeune épouse le trompe avec un voisin. Cet événement le force à réfléchir sur la relation qu'il entretenait avec sa mère et celle qu'il entretient avec son épouse.

The room next door : Shakuntala vit dans un petit village et c'est une femme bien sous tout rapport, qui veille à être irréprochable en tout point. Un jour, sa fille Shanti, partie étudier à Katmandou, revient enceinte. C'est la catastrophe, la honte sur la famille... Shakuntala veut faire payer sa fille, abandonner l'enfant... mais Shanti ne se laisse pas faire et garde le bébé, accepte même d'épouser l'idiot du village pour sauver les apparences. Mohanda, le père de Shanti, ainsi que son frère, se laissent charmer par le bébé, ne prêtent pas oreille aux commérages... au final, seule Shakuntala est vraiment blessée par cette situation !

The man with long hair : Aditya n'est pas heureux en mariage, il ne s'est marié que pour complaire à sa mère mourante. Un jour, il accompagne sa femme au théâtre et est irrésitiblement attiré par Nirmal, l'interprète masculin, et particulièrement par sa longue chevelure, à tel point qu'il retourne seul au théâtre le lendemain et parvient même à le rencontrer. Quand des spectacteurs se moquent de Nirmal, c'est lui qui se dresse pour le défendre. Puis la troupe de Nirmal quitte la ville et Aditya se retrouve seul face à son trouble...

This world : Kanti est allée étudier aux Etats-Unis. Elle y rencontre Jaya, un Népalais très américanisé dans son comportement. Ils se retrouvent à Katmandou où ils ont une liaison qui scandalise leur entourage. Elle découvre ensuite que Jaya la trompe. Sa mère essaie alors de la marier à un autre Népalais. Mais Kanti découvre que celui-ci veut se marier avec n'importe qui, puisque celle qu'il aime n'a pas voulu l'épouser... Kanti est déchirée entre ses racines népalaises et les opportunités qui s'offrent à elle aux Etats-Unis. Elle n'est vraiment à l'aise dans aucun des deux pays, qui sont trop différents.

A great man's house : Un vieux domestique raconte comment l'arrivée d'une femme dans la maison a complètement changé la vie de son maître. Lui qui était un ancien yogi et directeur spirituel très respecté tombe amoureux de la jeune Nani Memsaheb qui se met peu à peu à tout diriger dans la maison et conteste ses enseignements. Il finit par avoir un infarctus qui le laisse grabataire et celle-ci le néglige et le trompe ouvertement. Le vieux domestique désapprouve cette femme, qui le lui rend bien, mais n'ose pas partir pour ne pas laisser son maître sans protection face à sa femme inconséquente.


Mon avis
C'est un recueil très déroutant : pour qui n'y est pas familier, la culture et la mentalité népalaises sont très différentes et les réactions des personnages, leur attitude, m'ont souvent étonnée et interpelée. Les histoires sont très courtes, mais très denses. Ce sont comme des instants volés dans les vies des personnages et l'auteur a tendance à laisser la fin un peu en suspens, ce qui fait que je devais refermer le livre entre chaque nouvelle pour méditer et finir l'histoire dans ma tête. C'est une expérience peu habituelle dans mes lectures et que j'ai trouvée très intéressante !

Par petites touches, les nouvelles permettent de dépeindre la société népalaise pleine de contraste, hésitant entre modernité et tradition, avec son lot de mariages arrangés et de religion, la difficulté de l'amour dans ce contexte, de quelque type qu'il soit, le choc entre la jeune génération et leurs parents, mais aussi la difficulté de l'expression de l'individualité au sein de la sphère familiale et des attentes très strictes.

Mes préférées sont : A room next door et The man with long hair, qui m'ont le plus touchée. Pour la dernière, A great man's house, j'ai été un peu confuse. Le personnage féminin est absolument détestable, mais j'avais quand même l'impression que son principal tort aux yeux du narrateur était d'être une femme qui se veut l'égale des hommes qui l'entourent, plus que son comportement en lui-même. Du coup, je n'arrivais pas à la détester entièrement.

Une étape du tour du monde
Les 170 idées. Idée 79 : une place ou un endroit

mardi 21 janvier 2014

La fortune des Rougon - Emile Zola, les Rougon-Macquart #1

Il y a quelques temps, je me suis mis en tête de lire ou relire tous les Rougon-Macquart dans l'ordre, au lieu de les picorer comme je faisais avant. Par là, j'ai envie de voir l'évolution de la famille, ce qui était le but de Zola à la base. Je crois que j'avais déjà lu un quart de la série (il y en a 20), car j'aime beaucoup Zola, depuis qu'on m'a fait lire Au bonheur des Dames en 3e.


L'occasion pour moi de vous parler également d'un nouveau challenge chez Mille et une frasques : Un classique par mois. Je crois que tout est dans le titre !

L'histoire
A Plassans, Adélaïde Fouque devient orpheline à 18 ans, son père est mort fou. Elle se marie avec Rougon dont elle a un fils : Pierre. Elle perd son mari et prend pour amant Macquart, un contrebandier ivrogne et brutal. Elle lui donne deux enfants : Antoine et Ursule. Adélaïde est gagnée peu à peu par la folie. Pierre devient calculateur, rusé et écarte de l'héritage son frère et sa sœur. Il épouse Félicité qui n'a qu'une envie : faire fortune.
Pierre et Félicité reprennent un commerce, mais ne parviennent pas à faire fortune. Félicité reporte ses espoirs sur ses enfants, plus particulièrement sur ses trois fils : l'aîné, Eugène, étudie le droit. Aristide possède la même passion que sa mère : l'argent. Pascal se détache complètement de sa famille. Il devient médecin, mais exerce gratuitement, au grand désespoir de sa mère. Il s'attache à étudier le problème de l'hérédité et prend comme modèle sa famille.
La vie de Pierre va être bouleversée par la révolution de 1848, puis le coup d'Etat de 1852. Les Rougon menent le mouvement conservateur à Plassans pour conquérir le pouvoir. Au même moment, Pierre voit revenir son frère accompagné d'une femme et de trois enfants, Lisa, Gervaise et Jean. Ce frère veut se venger du vol d'héritage dont il a été victime. Voyant son plan échouer, Antoine rallie la cause Républicaine.
Aristide et Eugène profitent aussi de la situation : le premier devient démocrate, le second entre dans l'espionnage pour le compte des bonapartistes et communique ses informations à son père, qui se voit remettre la Légion d'honneur.
Se déroule parallèlement l'histoire de Silvère et Miette. Silvère, orphelin après la mort de sa mère Ursule et le suicide de son père (Mouret), est élevé par sa grand-mère Adélaïde. Il épouse les causes de la République et découvre l'amour aux côtés de Miette. Ils partagent les mêmes convictions et rejoignent les rangs de l'armée paysanne. C'est là qu'ils trouvent la mort lors d'une confrontation avec les partisans de Louis Napoléon. (Source)

Mon avis
J'adore, que voulez-vous ! Beaucoup (parait-il) sont rebutés par les descriptions longues de Zola. Personnellement, je trouve que c'est ça qui fait la force de ses écrits, ses décors et ses personnages sont très forts, c'est un monde qu'il nous donne à fabriquer dans notre tête !

La caractéristique de ce livre, ce sont je pense les personnages : pas un pour relever l'autre, ils sont tous plus détestables et magouilleurs..., mais c'est ça qui est génial : pas de héros consensuel et "brushingué" ici ! J'ai déjà reconnu certains noms qu'on retrouve dans d'autres livres (Gervaise de L'assommoir, par exemple) et je pense que d'avoir ce contexte va vraiment enrichir ma relecture de ces livres que je connaissais déjà.

Idée 36 : Foule, rassemblement
Janvier
Challenge XIXe

lundi 20 janvier 2014

Le démon sans visage - Kevin Iacobellis

Il y a quelques temps, j'ai été contactée par un jeune auteur belge, autopublié, qui voulait me faire découvrir ses livres. Il a piqué ma curiosité et je viens de lire le premier.


L'histoire
4e de couverture : Guilty est réputé pour être un village où règne la peur. Nul ne sait exactement pourquoi l'endroit tient cette réputation, mais des rumeurs circulent à propos de nombreux tueurs qui y sèment la terreur. Je ne suis pas un grand amateur de films d'horreur, mais en revanche, je suis un expert pour retrouver des personnes disparues. Lorsque Henry m'engage afin de retrouver son frère, je fais la promesse de le ramener et de comprendre ce qu'il se passe dans ce village. Sur place, je découvre l'existence d'un Colocaster, un démon sans visage qui m'apprend la vérité sur les habitants...
Mon avis
Au niveau de l'histoire : elle est très courte et on se prend très vite au jeu. J'ai lu le livre en une seule fois parce que je VOULAIS savoir ce qui se passait ! C'est très surprenant et très original, on a des surprises jusqu'à la dernière page et la fin reste très ouverte à l'interprétation du lecteur, ce que je trouve intéressant. L'auteur arrive bien à transmettre l'atmosphère étrange et pesante qui colle à sa ville imaginaire. L'idée qui m'est tout de suite venue, c'est "ça ferait un bon film" !

Au niveau de la forme : j'ai été très déroutée par le style, il faut le dire. Ce mélange de mots extrêmement familiers et de mots très techniques (on sent que c'est un scientifique qui écrit !), des collocations qui m'ont parfois laissées perplexes... Pour résumer (c'est sûrement la traductrice en moi qui parle) cet auteur a à mon avis un gros potentiel et une imagination débordante pour inventer des histoires, il ne lui reste qu'à faire équipe avec un bon relecteur pour avoir une formule de choc !

Merci à l'auteur d'avoir pensé au chat ! Son site ici.

Thrillers et polars
Idée 71 - Une phobie

dimanche 19 janvier 2014

Une légende chrétienne - Charles Demassieux

Voici un genre que j'aime en général beaucoup, même si je ne sais pas trop le qualifier : ces histoires qui revisitent un peu la grande Histoire, qui proposent une autre explication aux événements... Fiction ou non, peu importe, c'est l'idée de sortir des sentiers battus qui me plait.


L'histoire
Un soir, au musée de Chantilly, le corps mutilé d’un jeune garçon est retrouvé par des membres du personnel. Mais un détail sur la victime fait trembler les plus hautes autorités de l’État, immédiatement prévenues : une lettre du tueur, aux armes du Vatican. Ce qui semblait de prime abord un meurtre sordide va révéler une affaire d’une immense ampleur qui obsède la chrétienté depuis des siècles, entraînant dans son sillage des personnalités qui se seront volontairement mises en danger au nom de leur foi. Plusieurs protagonistes vont ainsi se précipiter dans une chasse au trésor afin d’exhumer (ou détruire, selon les motivations de chacun) une relique dont, au départ, ils ne savent à peu près rien.
Mon avis
Une histoire sympa et originale, j'ai particulièrement aimé la verve de certains personnages qui m'a bien fait rire ! Il est intéressant de voir tour à tour le point de vue de nombreux personnages sur l'intrigue, et donc les différents enjeux de pouvoir en action. J'ai aussi aimé le personnage du Président, fervent catholique qui voit sa fidélité éprouvée : jusqu'où le Vatican a-t-il "le droit" d'aller ?

J'ai trouvé l'histoire agréable, l'angle aussi, j'ai passé un très bon moment de lecture, mais j'aurais aimé encore plus de suspense, l'histoire est un peu courte. Dommage également qu'on ait un aperçu aussi mince de la fameuse relique (dont je ne parle pas pour vous garder le suspens), car c'est pour moi l'aspect le plus intéressant de cette histoire.

Pour en savoir plus sur ce livre
Merci aux Editions Hélène Jacob pour ce partenariat !

Idée 37 : des clés

mardi 14 janvier 2014

L'enfant multiple - Andrée Chedid

C'est le deuxième livre que je lis de cette auteure (après Le sommeil délivré il y a déjà quelques années), deuxième gros gros coup de coeur ! Je sens que c'est un livre que je ne vais pas oublier de sitôt. 


L'histoire
À douze ans, Omar-Jo, fils d'une Libanaise chrétienne et d'un Egyptien musulman, quitte le Liban en guerre, après une explosion qui a coûté la vie à ses parents et l'a privé d'un bras. Arrivé à Paris, il rencontre Maxime, un forain aussi triste que son manège. Malgré ses blessures, Omar-Jo déborde de vie. Il s'impose dans la vie du forain, se déguise, joue la comédie, danse ! Très vite, le manège reprend ses couleurs et se ranime, Maxime se déride et reprend goût à la vie. Et l'espoir renaît... (Source)

Mon avis
Un merveilleux coup de coeur qui a bien réussi à me tirer ma petite larme à la fin ! C'est une très jolie histoire extrêmement bien écrite, je l'ai lue d'une traite ! Elle fait appel à la part d'enfant qui reste en chacun de nous, même les adultes. D'un autre côté, en donnant voix à plusieurs personnages, elle décrit à petites touches les horreurs de la guerre au Liban (pays d'origine de l'auteure) et toutes ces victimes civiles, et montre aussi comment un enfant parvient à faire le deuil de ses parents. C'est aussi et surtout une ode à la tolérance grâce au jeune héros, fruit d'une union "hétéroclite", mais très heureuse, débarquant dans un pays qui lui est entièrement nouveau et parvenant à fédérer tout les gens qu'il rencontre, d'où qu'ils viennent. Il fait au passage tomber un à un les préjugés de Maxime, l'aidant ainsi à évoluer.

Idée 6 - Objet d'enfance
Une étape du tour du monde

lundi 13 janvier 2014

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda

Le livre d'aujourd'hui est d'un auteur chilien et il nous emmène au milieu de la forêt amazonienne encore sauvage. Ca fait un moment que je voulais lire ce livre, parce que le titre m'intriguait beaucoup. Ma curiosité n'a pas été déçue !


L'histoire
Antonio José Bolivar s'installe avec sa femme sur les rives du Nangaritza près du village d'El Idilio. A la mort de sa femme, il apprend auprès des Shuars, les Indiens locaux, à vivre dans la jungle, puis il est chassé de la tribu et retourne vivre à El Idilio comme chasseur. C'est là qu'il découvre qu'il sait lire et se prend de passion pour les romans d'amour. Quelques années passent et un gringo ayant tué les petits d'une femelle ocelot est amené mort par des Shuars. Le maire surnommé "Limace" accuse immédiatement les indigènes, mais Antonio réussit à le convaincre qu'il a été tué une bête enragée. Il part donc avec le maire et des hommes du village chasser la femelle ocelot qui avait déjà fait plusieurs victimes. Après quelques jours de marche, le maire propose à Antonio de s'occuper de la bête seul.

Mon avis
J'ai beaucoup aimé ce roman. En très peu de pages (à peine une centaine), l'auteur arrive à proposer une histoire très riche, avec plusieurs lectures.

D'abord, c'est un roman "écologique" qui dénonce le mépris de bien des occidentaux et des gens dits "civilisés" envers la forêt et ses habitants, qu'ils soient Indiens ou animaux, et qui dénonce leur comportement destructeur : la bête n'aurait pas attaqué les hommes si on n'avait pas blessé son mâle et tué ses petits. L'évolution du personnage principal, en pleine harmonie avec la nature et ses habitants, est très émouvante. Il est évident qu'il respecte bien plus ses frères Shuars que le maire lettré et civilisé. De plus, ce maire arrogant et insupportable est l'image même de l'inadaptation, il veut que tout se plie à ses croyances et ses souhaits, et la nature le rappelle à l'ordre.

Ensuite, ce livre raconte l'histoire d'un lecteur, état peu évident dans ce monde : comme l'illustre cette phrase que j'ai beaucoup aimée :
Il passa toute la saison des pluies à ruminer sa triste condition de lecteur sans livre.
J'ai été fascinée par ce personnage incroyable, presque illettré, mais débordant de volonté de lire et de découvrir. J'ai aussi aimé l'effet "de miroir" : nous lisons une histoire sur la forêt amazonienne que nous ne connaissons pas (en tout cas, pas le commun des mortels européens) et ce vieil homme d'Amazonie lit des livres sur l'Europe qu'il ne connait pas non plus... notamment le passage où il essaie de comprendre Venise :
Mais le mystère de la ville où les gens devaient se servir de bateaux pour se déplacer demeurait inexplicable
- Peut-être qu'il pleut tout le temps.
- Ou alors que les rivières sont en crue (...)
Le Maire s'agita dans son lit : Pour votre gouverne, Venise est une ville construite sur une lagune (...).
- Ca alors ! Et les maisons flottent comme les radeaux, renchérit quelqu'un.
- Si c'est comme ça, pourquoi des bateaux ? Ils ont qu'à se servir de leurs maisons pour naviguer..."
J'ai adoré ce passage où ces gens essaient de comprendre des mots et des concepts inconnus avec leur seul bon sens. J'ai trouvé ça très émouvant !


Idée 15 : Arbre, branche ou feuille
Une étape du tour du monde

dimanche 12 janvier 2014

Erreur fatale - Robin Cook

Après avoir terminé Games of Thrones, j'avais envie de faire une petite coupure avec un thriller prenant, simple et efficace, et mon choix s'est porté sur ce livre de Robin Cook.


De cet auteur, je vous avais déjà présenté Etat critique il y a quelques temps. Verdict : j'ai préféré celui-ci !

L'histoire
Sa carrière, il ne la doit qu’à lui-même. Devenu l’un des spécialistes les plus réputés de Boston, le docteur Craig Bowman est aussi surpris qu’humilié de se retrouver accusé de négligence, et traîné en justice par la famille d’une riche patiente morte entre ses mains d'une crise cardiaque. Une bavure qui pourrait coûter très cher à cet homme ambitieux. Les apparences ne jouant pas en sa faveur, sa femme fait appel à son frère, Jack Stapleton, un médecin légiste new-yorkais. Et quand ce dernier demande l’exhumation et l’autopsie du cadavre, seule façon de démontrer s’il y a eu faute, il ignore qu’il est en train d’ouvrir la boîte de Pandore. Pour l’empêcher de découvrir la vérité, certains sont prêts à tout… 
Mon avis
Un thriller très efficace, avec une écriture très fluide et très agréable à lire. J'ai été totalement prise par le suspens, j'ai dévoré ce livre et j'ai été très surprise par le dénouement, ce qui me plait toujours dans un thriller. Jusqu'au bout, on se demande ce que le "héros" va découvrir. 

Je vous le recommande donc pour un très bon moment de détente... même si vous êtes un poil hypocondriaques !

Idée 62 : au moins deux objets similaires
Challenge Thrillers et polars

jeudi 9 janvier 2014

La trilogie Millenium - Stieg Larsson

J'ai lu la trilogie Millenium il y a quelque temps et, chose rare, j'ai préféré les films (les suédois, cela va sans dire) aux livres. Il faut dire que je n'ai pas vraiment succombé à la « mode » des thrillers suédois qui sévit depuis quelques années. Je les trouve agréables à lire, mais pas formidables ou indispensables non plus. Je crois qu'en matière de thrillers, je suis très exigeante et n'est pas Grangé qui veut !


L'histoire
Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes : Depuis 44 ans, Harriet Vanger, la nièce bien aimée de l'industriel Henrik Vanger a disparu. Il est persuadé qu'un membre de sa famille l'a assassinée. En parallèle, le célèbre journaliste Mikaël Blomkvist est condamné pour diffamation dans l'affaire Wennerstrom. Vanger convainc Blomkvist d'enquêter sur l'assassinat de Harriet. Au cours de son enquête, Mikaël Blomkvist va faire la rencontre d'une jeune fille atypique aux multiples talents, Lisbeth Salander, qui va l'aider à élucider le mystère.
La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette : Un an après, nous retrouvons Lisbeth Salander et Mikaël Blomkvist dans une nouvelle histoire. Lisbeth est accusée d'un double homicide à Stockholm, dont les victimes se trouvent être des connaissances de Blomkvist. Rapidement, elle se trouve accusée d'un 3e meurtre et un avis de recherche national est lancé. Lisbeth entame alors une cavale pour d'une part échapper à la police et d'autre part résoudre cette énigme : qui à tué ces gens et pourquoi ?  
La Reine dans le palais des courants d'air : Ce troisième tome est la suite directe du précédent. Dans cet ultime volet, on retrouve Lisbeth à l'hôpital, isolée et sous mandat d'arrêt. De son côté Mikaël Blomkvist s'attaque à une nouvelle enquête de taille dans le but d'aider son amie : trouver qui dans l'organisation d'État nommée SAPO tient à détruire une fois encore la vie de Lisbeth. L'ennemi est colossal cette fois ci mais les soutiens envers Lisbeth plus nombreux aussi, saura-t-on enfin pourquoi et comment ? (Wikipedia)
 

Mon avis
Le premier roman est un bon thriller, sympa, efficace, mais sans plus. Il a quand même pour atout d'être assez dépaysant et il a des personnages très intéressants, car peu conventionnels.

Pour les deux romans suivants, j'ai beaucoup moins accroché : j'ai trouvé que cela n'avait plus rien à voir avec la première histoire et pire, j'ai eu le sentiment que l'intrigue était très diluée, étirée... qu'on voulait vendre du papier...

Le plus : ces romans se lisent tout seuls, je les avais lus en espagnol à l'époque où j'étais encore débutante dans cette langue, et je n'ai eu aucun problème, c'est pour dire. Parfaits pour être dévorés paresseusement au bord de la piscine, mais ils ne m'ont pas laissé une marque indélébile, je n'ai pas accroché plus que ça et je ne suis pas entrée dans l'histoire. C'est sûrement pour ça que j'ai préféré les films. Ils sont moins dilués et vont plus à l'essentiel.


Je les ai refermés en me disant que c'était l'archétype des romans dont quelqu'un dans son bureau a décidé que ce serait un best-seller, donc c'est un best-seller, peu importe la qualité du truc. Autant vous dire que ça m'agace un peu !

Idée 33 : un oeil

mercredi 8 janvier 2014

Mieux vaut-il détester ou rester indifférent face à un livre ? Stupeur et tremblements d'Amélie Nothomb.

Comme tout le monde parle d'Amélie Nothomb et comme j'ai entendu autant de bons échos, j'ai moi aussi voulu découvrir cet auteur et j'ai lu son livre le plus connu, tant qu'à faire... Mal m'en a pris, je n'ai pas rejoint ses cohortes de fans.


L'histoire
Amélie, originaire de Belgique qui a vécu sa petite enfance au Japon, a toujours admiré le raffinement et l’art de vivre du pays. À l’âge adulte, elle y retourne pour un contrat d’interprète au sein de la prestigieuse compagnie Yumimoto, afin d’y travailler et d’y vivre comme une vraie Japonaise.
La jeune femme se heurte à un système rigide auquel elle a du mal à s’adapter et enchaîne gaffe sur gaffe. Sous les ordres de la belle Mademoiselle Fubuki Mori, elle-même sous les ordres de Monsieur Saito qui lui est sous les ordres de Monsieur Omochi aux ordres de Monsieur Haneda, la jeune « Amélie-san » est aux ordres de tout le monde.
C’est l’histoire d’une déchéance cruelle et injuste : elle descend les échelons de la hiérarchie de la société jusqu’au poste de « dame pipi ». Elle refuse néanmoins de démissionner pour garder son honneur (notion fondamentale de la culture japonaise). (Wikipédia)
Image extraite de l'adaptation ciné
Mon avis
Le récit de quelqu'un qui part au Japon pour arracher des pages de calendrier et nettoyer les cabinets, c'est ce qui m'est resté de la lecture de ce livre. Dans le genre parcours initiatique, j'ai vu plus sexy et passionnant. J'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé d'intérêt dans ce livre, à aucun moment. J'y suis restée complètement hermétique, ce qui ne m'arrive que très rarement et m'a d'autant surprise que j'avais entendu des tonnes d'éloges sur ce bouquin. Si vous êtes fan, n'hésitez pas à éclairer ma lanterne si vous le pouvez, c'est un mystère total pour moi.

Pourtant, en écrivant cette chronique, je me suis fait une réflexion : il y a les livres qu'on adore, ceux qu'on déteste (comme celui-ci), mais qui nous marquent malgré tout. La preuve ici, j'avais lu ce livre au lycée et je m'en souviens comme si c'était hier. Et il y a tous ceux qu'on trouve sympas, mais qu'on oublie aussitôt refermés, qui ne nous marquent pas du tout. Du coup, je me suis fait la réflexion suivante : même si je n'ai pas compris ce livre, est-ce que l'auteure, au fond, n'a pas atteint sa cible quand même (si on part du principe que le rôle d'un artiste est de toucher son public). Finalement, ces livres qui suscitent la discussion par leur forme vraiment spéciale, ceux qui ne laissent pas de demi-mesure, on aime ou on déteste, sont peut-être les plus intéressants, car ils favorisent l'échange entre les lecteurs. Je l'ai encore vérifié suite à la chronique de Onee sur Les sorcières d'Eastwick (que j'avais aussi détesté, sûrement parce que j'étais plutôt jeune (par là j'entends ado) quand je l'ai lu). 

Et vous, qu'en pensez-vous ?
Une étape du tour du monde
Les 170 idées d'Helran. Idée 57 : une tête
Challenge XXe siècle

mardi 7 janvier 2014

Le chat vide son sac #3

Ou plutôt sa boîte aux lettres, en l'occurrence. Noël après l'heure ou un avant-goût de mon annif, je ne sais plus très bien, mais j'ai reçu un livre que j'avais gagné au cours d'un tirage au sort sur le blog de Mélie Mélo. Quand elle m'avait annoncé ça, j'étais toute contente, car normalement, je ne gagne jamais à ce genre de jeux.

Mais quand on regarde bien la couverture... il était évident que ce livre m'était destiné ! 


Un chat ! Bien entendu, je vous parlerai plus à fond du livre quand je l'aurai lu (n'est ce pas que c'est mieux !) En attendant, un grand merci à Mélie Melo et aux éditions Point d'avoir organisé ce concours et de m'avoir envoyé ce livre !

Coup de coeur ciné : La vie rêvée de Walter Mitty

Mon dernier ciné a été l'occasion d'une très belle surprise !


L'histoire
Walter Mitty est un homme très ordinaire, enfermé dans son quotidien, qui n’ose s’évader qu’à travers des rêves à la fois drôles et extravagants. Mais son monde s'écroule : le magasine où il travaille a été racheté et il perd un précieux négatif photo qui devait faire la couverture. Walter doit trouver le courage de passer à l'action dans le monde réel. Il embarque alors dans un périple incroyable, pour retrouver le photographe à l'origine du négatif et vivre une aventure bien plus riche que tout ce qu'il aurait pu imaginer jusqu’ici. Et qui devrait changer sa vie à jamais. 

Mon avis
Je ne m'attendais pas à grand chose de ce film. La bande-annonce ne m'avait qu'à moitié convaincue et franchement, l'humour BenStillerien n'est pas franchement ma tasse de thé. Et pourtant... J'ai vraiment adoré ce film. J'ai accroché dès le début. Ben Stiller m'a fait mentir et joue très juste, il n'en fait jamais trop et j'ai beaucoup ri, mais pas seulement :

L'histoire en elle-même donne beaucoup à réfléchir, c'est une déclaration d'amour aux voyages et à l'aventure, on voit des paysages magnifiques... Le héros est très sympathique, simple et attendrissant, et j'ai adoré le voir évoluer au fil de ses aventures !

Bref, ce film est un petit bijou que je vous recommande !!


lundi 6 janvier 2014

Le trône de fer, L'intégrale 1 : Le trône de Fer #1 et le Donjon rouge #2

Voici la première chronique de l'année et nous commençons par un pavé !

J'avais regardé la série Games of thrones quand elle est sortie, parce que Sean Bean, et puis j'ai arrêté rapidement, parce que Sean Bean je n'arrivais pas vraiment à accrocher. Du coup, quand j'ai pu constater par la suite l'ampleur que ça a prit, je m'étonnais un peu. Puis, plusieurs personnes m'ont dit que les livres étaient géniaux aussi (c'est fou ce que les gens peuvent être dithyrambiques), mais comme on parle ici de gens qui ne lisent pas (je sais, j'ai des mauvaises fréquentations), je me suis penchée sur le phénomène livresque et voici ce que j'en ai pensé.


L'histoire
Elle se passe dans le Royaume des Sept Couronnes. Robert, le roi actuel, a, des années auparavant, renversé le roi légitime parce qu'il était fou, à l'aide de son ami Ned Stark, qui gouverne le Nord, et des Lannister dont il a épousé une fille, Cersei. Quand la Main du roi (sorte de Premier ministre) meurt dans d'étranges circonstances, Robert choisit Ned pour lui succéder. Celui-ci enquête sur la mort de son prédécesseur et découvre ce que ce dernier avait aussi découvert : le jeune Joeffrey, l'héritier, n'est pas le fils du roi, mais celui du frère de la reine, qui est aussi son amant... Mais le roi meurt avant qu'il ne puisse le lui révéler et la reine l'enferme avant qu'il ne puisse écarter l'héritier du trône. 
Sur un autre continent sont réfugiés les héritiers du roi légitime, le frère veut reconquérir son trône et pour cela marie sa soeur, Daenerys, au roi d'une tribu locale de guerriers. Celle-ci se voit offrir trois oeufs de dragons, créatures éteintes depuis des siècles. 
Enfin, dans la province du Nord, l'hiver est très rude. Des garnisons sont chargées de garder le mur (qui définit donc la limite du royaume) contre les attaques des créatures mystérieuses qui vivent de l'autre côté. Parmi eux, Jon, le fils bâtard de Ned Stark. 
Quand Ned est emprisonné, les Stark et leurs alliés déclarent la guerre aux Lannister, qui ont pris le pouvoir. C'est Robb, le jeune fils de Ned, qui mène l'assault.

Mon avis
L'amie qui m'a prêté les deux premières intégrales m'a dit : "tu vas voir, les 500 premières pages sont super chiantes et après, quand ça démarre, ça va tout seul". Me voici bien mise en garde... et pourtant, je n'ai pas du tout ressenti ça. J'ai été tout de suite complètement happée par l'histoire, j'ai trouvé que ça se lisait tout seul, l'auteur arrive à mettre en place son monde imaginaire sans faire des descriptions à la Zola (chose que je ne tolère que si c'est Zola qui le fait !).

J'ai donc beaucoup apprécié la lecture, c'est même un vrai coup de coeur. Après tout, même si ça fait une éternité que je n'en avais pas lu, je suis fan de Tolkien et par extension de ce genre littéraire qui mêle chevalerie, existence moyen-âgeuse, magie, créatures légendaires et un monde nouveau qui permet toutes les possibilités ! J'avais même essayé d'en écrire un, quand j'étais au lycée, c'est vous dire.


Pour moi, le gros point fort de cette histoire, ce sont les personnages. Qu'on les aime ou qu'on adore les détester, qu'ils soient hommes ou femmes (c'est rare, les livres de ce genre qui ont autant de personnages féminins profonds à ce point), la plupart des personnages sont approfondis et (d'autant plus notable de la part d'un auteur américain) jamais tout à fait noirs ou blancs (même M. "Propre" Stark, qui a l'air l'homme parfait au premier abord). A mon sens, cela donne toute sa profondeur à l'histoire dans son ensemble et élargit le champ des perspectives.

Dernier atout du livre : la narration par chapitre. Chaque chapitre est alternativement présenté par l'un des personnages principaux, ce qui permet de changer les points de vue, d'avoir plusieurs points de vue sur un événement et donc une fois encore, d'approfondir l'histoire. Une excellente stratégie vue sa complexité.

Janvier : le premier tome d'une saga
Challenge 1 mois = 1 consigne du blog Book'n love.

Les 170 idées d'Helran. Idée 32 : quelque chose de métallique
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