mercredi 26 octobre 2016

Dead Zone - Stephen King

Petite pause dans Games of Thrones pour lire ce... (pourquoi j'ai choisi de lire celui-ci en particulier, déjà ?).  Ah oui. En temps normal, je suis une grande fan de Stephen King, comme le prouvent les quelques chroniques déjà proposées ici.


Possible que c'était aussi parce qu'on avait envisagé de regarder le film et que j'avais envie de lire le livre d'abord?


L'histoire
En 1970, John Smith, professeur, accompagne Sarah à une fête foraine. Jouant à la loterie, il gagne plusieurs fois d'affilée, profitant d'une série d'intuitions qui lui arrivent quelquefois depuis qu'il est tombé sur la tête quand il était enfant. Le même soir, après avoir raccompagné Sarah, il est victime d'un accident de la route qui le fait sombrer dans le coma, dont il ne se réveille que cinq ans plus tard.
À son réveil, Johnny découvre que son don s'est considérablement accru et qu'il peut désormais voir l'avenir ou le passé d'une personne en la touchant ou en touchant un objet lié à elle. Son médecin, le Dr Weizak, pense qu'une zone du cerveau, une zone morte, s'est activée chez lui. À la suite d'une vision de Johnny qui permet de sauver un enfant d'un incendie, la rumeur à propos de son pouvoir commence à se répandre et il attire l'attention de la presse. Refusant d'exploiter son don de façon mercantile, Johnny est traité de charlatan par un journal à scandales dont il a décliné l'offre. Il est cependant contacté par le shérif George Bannermann qui lui demande de l'aide pour arrêter L'étrangleur de Castle Rock. John découvre le meurtrier.
En parallèle, on suit l'ascension sociale de Greg Stillson, un homme violent qui se lance dans la politique et n'hésite pas à recourir à des méthodes illégales pour arriver à ses fins.
Lors d'un meeting électoral, Johnny rencontre Greg Stillson, candidat à la Chambre des représentants et, en lui serrant la main, aperçoit alors une vision apocalyptique de l'avenir lorsque celui-ci sera devenu président. Johnny Smith se débat alors avec un dilemme moral : que peut-il faire pour empêcher cela ? Il devient alors obsédé par Stillson. (d'après Wikipedia)
Mon avis
Vous l'aurez sans doute compris, c'était une lecture assez mitigée ! J'avais beau partir avec un très bon a priori, comme toujours avec cet auteur, j'ai vraiment ramé.

Déjà, j'ai pas mal tiqué sur la version française, ce qui n'aide pas. Mais surtout, j'ai eu énormément de mal à m'intéresser à l'histoire, à rentrer dedans. J'ai eu la sensation que les choses démarraient au bout de 90 %... c'est dire.

Je vois bien que l'auteur essayait de tisser une trame avec plusieurs éléments, mais j'avais plutôt l'impression de sauter du coq à l'âne, ce qui ne m'aidait pas à rentrer dans l'histoire. Pour finir, j'ai trouvé que l'auteur se dispersait, en racontant plein de trucs qui n'avaient rien à voir avec la semoule... Soit c'était juste pour diluer, soit c'est qu'en fait, quand on arrive à s'intéresser à ce "héros", c'est passionnant ? 

Par certains aspects, le livre m'a fait penser à 22/11/63, que je préfère largement à Dead Zone, pour le coup. Plus long, mais je crois que j'ai mis moins de temps à le lire, pour le coup.

Bref, je ne vous le recommande pas forcément, quoi !

mardi 27 septembre 2016

Harry Potter and the cursed child (Harry Potter et l'enfant maudit) - J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

Peu de nouveautés sur le blog en ce moment, parce que je me suis mise en tête de me faire les Games of Thrones dans l'ordre et que j'ai passé l'été à relire les deux premiers tomes, déjà chroniqués sur ce blog. J'ai quand même fait une petite parenthèse quand mes parents m'ont offert le dernier Harry Potter.


L'histoire
Harry Potter a maintenant 38 ans, il est papa et travaille au ministère de la magie. Son deuxième fils, Albus, lui donne du fil à retordre : envoyé à Serpentard, il est le meilleur ami de Scorpius, le fils Malefoy, et il souffre de plus en plus de la comparaison avec son père. Un jour, Albus se laisse convaincre par la famille Diggory de voler un retourneur de temps pour aller sauver Cédric des mains de Voldemort (référence à Harry Potter et la Coupe de feu). Malheureusement, effet papillon oblige, rien ne se passe comme prévu et plus ils essaient de réparer leurs dégâts, plus ils dégradent leur futur.

Mon avis

Rafraichissant ! Je me suis replongée dans l'univers en quelques pages, j'ai adoré cette sensation de retour dans un endroit familier et confortable. Mais du coup, j'ai un peu de mal à juger le livre en tant que tel !

Objectivement, on peut dire que la ficelle des voyages dans le temps est très connue et qu'il est toujours difficile d'y faire preuve d'originalité (ça avait été sacrément mieux utilisé dans Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban). Mais bon, c'est du chipotage, ça ne m'a pas empêché d'apprécier ma lecture.


J'ai trouvé très intéressante l'évolution des personnages, comment l'âge adulte les a transformés, comment vivre dans un monde où l'on n'est pas en danger de mort tous les trois mois... Très intéressant aussi de voir comment les enfants de célébrités s'en sortent.

Bref, un petit "cadeau" offert aux fans de la saga, qui risque de moins intéresser ceux qui n'avaient pas lu les livres précédents (je vous assure, ça existe), car théâtre oblige, il n'y a pratiquement pas de description.

Je serais curieuse de voir l'adaptation, je me demande comment certains passages pourraient être mis en scène, concrètement.

lundi 18 juillet 2016

L'étrangleur de Pirita - Indrek Hargla

L'article du jour est une escale de mon Tour du monde ! Direction l'Estonie avec un thriller historique.



L'histoire
Hiver 1431. À une lieue de Tallinn, le monastère des brigittines est en construction depuis des dizaines d’années. Y cohabitent curieusement moines et religieuses, menés d’une main de maîtresse par Kandis, énigma­tique abbesse. Depuis peu, l’une des sœurs ne ­s’exprime plus que ­par d’obscurs borborygmes. Un collège de savants est réuni pour en déterminer la cause — le Malin ? et déterminer la langue dans laquelle elle s'exprime. ­Melchior l’Apothicaire découvre en chemin, sous la neige, le cadavre d’un gentil­homme, mort étranglé depuis ­l’automne, mais quand il rapporte la mort de cet homme au couvent, on lui apprend que ce gentilhomme est mort subitement au couvent ! Sur demande de l'abesse Kandis, Melchior cherche à percer les secrets de chacun pour arrêter l'étrangleur.
Mon avis

Une lecture très agréable et intéressante. J'ai trouvé la préface vraiment utile (même si c'était compliqué à suivre), car elle donne beaucoup de contexte à la construction du monastère et rappelle qu'il y a 600 ans, la géopolitique était vraiment très différente, de même que les rapports de force.

L'un des grands atouts de ce livre, c'est qu'il donne beaucoup d'informations sur la vie au monastère (et sur la règle brigittine en particulier). Les descriptions sont très bien faites, et je n'ai pas eu de mal à me plonger dans l'histoire

Autre élément intéressant, le livre montre la façon dont les anciennes cultures d'Estonie s'estompent au contact du christianisme. On parle un peu des runes, ça m'a donné envie d'approfondir le sujet.

Le côté thriller est très efficace, surtout la fin (même si j'ai trouvé que par moment, ça s'éparpillait un peu). Le héros et enquêteur est apothicaire, ce qui permet d'intégrer un peu de médecine légale avant l'heure, une bonne idée.

En bref : une belle découverte et une très agréable lecture.

Une étape de mon tour du monde

lundi 4 juillet 2016

La vérité sur l'affaire Harry Québert

La lecture de mes dernières "vacances". Comme à mon habitude, j'attends plusieurs années avant de lire les best-sellers :) Pour la réactivité, on repassera.


L'histoire
A New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui: son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions: Qui a tué Nola Kellergan? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975? Et comment écrit-on un roman à succès?
Mon avis

Un thriller très efficace, un bon choix de littérature de vacances! Ce serait sans doute exagéré de parler de réflexion ou de critique de la société américaine, mais je ne l'ai pas vraiment pris comme ça. D'abord, parce que si je veux lire une critique de la société américaine, je privilégierai un roman américain ! Là, je voulais juste que mes 8 h de bus se passent le plus vite possible, et c'était parfait.

J'ai beaucoup aimé la construction du livre en "poupées russes", le livre est très rythmé, l'idée consistant à montrer l'envers du décor de la création d'un livre... La critique de la littérature "instantanée" est intéressante aussi, même si on se doute bien que ça se passe un peu comme ça...

J'ai eu plus de mal avec le personnage principal, qui n'est pas exactement le type de personnages auxquels j'accroche. Et j'ai trouvé qu'à la fin, il y avait vraiment trop de rebondissements. Un ou deux rebondissements, dans un thriller, c'est indispensable. La fin de ce livre ressemble à un match de basket, je trouvais le trait un peu trop forcé et le corollaire : certaines ficelles sont un peu grosses.

Néanmoins, une lecture très agréable et divertissante, j'ai passé un très bon moment! Et puis, un livre qui parle de livres, un plaisir en soi :)

vendredi 20 mai 2016

Le scandale Modigliani - Ken Follett

L'histoire
Une jeune, brillante et séduisante étudiante en histoire de l’art, décidée à écrire sa thèse sur la relation entre la drogue et la créativité artistique, découvre par la même occasion l’existence d’un Modigliani perdu ; elle décide de se lancer sur ses traces, entraînant derrière elle une série de personnages hétéroclites : des peintres, talentueux et méconnus, en colère contre le mercantilisme du marché de l’art ; des faussaires, des négociants d’art peu scrupuleux et un jeune propriétaire de galerie d’art, acculé au désespoir, vont se croiser, s’entrecroiser, sur les routes de France, d’Angleterre ou d’Italie du sud !

Mon avis

Ceux qui me connaissent bien le savent, je suis une inconditionnelle de Follett, qui est un de mes auteurs préférés. Pourtant, pour le coup, j'ai été un peu déçue.

J'avais trouvée intéressante la préface, dans laquelle l'auteur revient des années après sur ses intentions lorsqu'il a écrit ce livre (qui a été publié en 1976).

L'idée d'une incursion dans le monde de l'art me plaisait beaucoup. Mais je n'ai pas vraiment accroché, et principalement pour une raison : les personnages. Follett m'avait habituée à bien plus de profondeur et de subtilité, là, j'avais l'impression d'avoir un recueil de caricatures, avec baffes qui se perdent à la clé.

J'ai trouvé le tout trop convenu, absurde, jusqu'aux décisions des personnages qui n'avaient aucun sens pour moi. Bref, pas un Follett à marquer d'une pierre blanche.

lundi 9 mai 2016

Les fils d'Odin - Harald Gilbers


L'histoire
Berlin, début 1945. Au cœur d’une ville dévastée, Richard Oppenheimer, juif et ancien commissaire, vit dans la peur de faire partie des tout derniers déportés. Aidé par son amie Hilde, fervente opposante au régime, il mène une existence dans l’ombre. La situation s’aggrave brusquement lorsque Hilde est accusée d’avoir tué son ex-mari, membre des SS impliqué dans les atroces expériences humaines menées à Auschwitz.
Avec une broche portant un sigle runique comme seul indice, Oppenheimer se lance dans une enquête risquée pour démasquer le vrai coupable. Ses recherches le mènent à un mystérieux culte germanique qui n’a qu’un seul objectif : assurer la suprématie de la race aryenne…
Mon avis

On ne va pas se mentir, en lisant le résumé, je pensais plutôt lire un thriller ésotérique, plonger au coeur d'une secte, etc. Autant dire tout de suite que ce n'est pas trop le sujet du livre, donc c'était loupé. Et pourtant, j'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre, à plusieurs titres.

D'une part l'auteur est allemand (captain obvious bonjour) et ça m'a rappelé à quel point ça fait du bien de lire autre chose de la littérature anglo-saxonne ou française : on aborde les intrigues et la manière de raconter les histoires différemment ! Ca se lit très bien, et j'ai lu les 200 dernières pages d'une traite, c'était donc prenant. En plus, j'arrivais très facilement à me plonger dans l'intrigue et à décrocher du reste, ce qui n'est pas très évident pour moi en ce moment.

Ensuite, le gros point fort du thriller n'est paradoxalement pas, selon moi, l'aspect thriller, mais tout le cadre. A travers le parcours de son personnage, l'auteur nous raconte dans les détails la vie au quotidien à Berlin au début de l'année 1945. Comment la population survit en sachant que la guerre est perdue, mais sans savoir qui va les conquérir. Dans la crainte de la délation et de la police d'Etat, des bombardements, de la pénurie, etc. Ce qu'on mangeait, les drogues de l'époque, la débrouille... Cet aspect là est vraiment bien fait.

L'aspect thriller est beaucoup plus classique et, comme je l'ai dit, finalement, l'histoire de la secte n'est pas beaucoup approfondie. En revanche, autre atout du livre, sa fin est très réussie. On est un peu conditionnés et donc on envisage que ça puisse se finir d'une façon ou d'une autre. Et bien non, l'auteur nous trouve une troisième voie et donc, suspense jusqu'au bout.

Je ne connaissais pas du tout cet auteur, mais j'ai vraiment envie de découvrir d'autres livres de lui. Une réussite.

samedi 7 mai 2016

Marche ou crève - Stephen King

Cela fait très longtemps qu'on m'a conseillé ce livre, même si j'avais un peu peur au début, vu le thème : l'auteur ne s'en cache pas, tout le monde va y passer... Je me demandais vraiment ce que ça pouvait donner...


L'histoire
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars.
Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine.
Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout., Mais pour quelle victoire ?
Mon avis

Une très très belle surprise. Vous me direz, en général, avec Stephen King, je suis rarement déçue. Je me suis très rapidement prise au jeu et j'ai eu du mal à décrocher. Mes craintes d'histoire trop sanglante ou violente ne se sont pas vérifiées, l'auteur n'en fait pas trop, arrive même à être pudique par moment et il évite les "fautes de goût".

La marche sert de prétexte à beaucoup de réflexions sur la vie et la mort, bien sûr, mais aussi les motivations de chacun et la perversité de la foule. Très intéressant. La mort est omniprésente, mais très souvent suggérée, tout un art.

Mon seul petit regret : j'aurais voulu en savoir plus sur cette société dystopique dans laquelle est censée se dérouler la marche ! C'est dépeint à petites touches en arrière plan, au lecteur de combler les trous. C'est sûr, c'est aussi une approche très intéressante, mais j'aurais voulu savoir comment et pourquoi la société américaine en est arrivée à cette sorte de "snuff reality tv d'Etat".

Terminons avec la fin (pas de spoiling), je me demandais vraiment comment tout ça se terminerait, et je n'ai vraiment pas été déçue, c'était poignant ! Je le recommande.

jeudi 28 avril 2016

Les lavandières de Brocéliande - Edouard Brasey


L'histoire
Toussaint 1943. Gwenn, une jeune orpheline, découvre l'une de ses consœurs, lavandière, noyée dans le lavoir de Concoret, un petit village en lisière de la forêt de Brocéliande. Dahud, doyenne et mère de la victime, incrimine les lavandières de la nuit, ces créatures surnaturelles qui, d’après les légendes bretonnes, lavent les linges ensanglantés de leurs enfants mort-nés. Les soupçons se portent bientôt sur deux suspects bien réels : Philippe de Montfort, un jeune noble à qui l'on prête une liaison avec la défunte, et Loïc, un charbonnier bossu méprisé de tous. Les deux hommes inspirent à Gwenn des sentiments contradictoires. Amitié, admiration, pitié, amour ? Quand Loïc est pourchassé par les SS qui l'accusent de terrorisme, Gwenn le conduit au Val-sans-Retour où se sont réunis de jeunes résistants réfractaires au STO. Mais la malédiction continue de poursuivre les lavandières de Brocéliande...
Mon avis

Je dois dire que le résumé m'avait tout de suite donné envie d'acheter le livre... Côté positif, il y a une foule d'infos intéressantes, j'ai beaucoup aimé le côté mythologique et la vie des lavandières.

Mais le livre a les défauts de ses qualités. Je pense que l'auteur a voulu trop en dire sur trop de sujets, et ça part un peu dans tous les sens.

Enfin, j'ai eu beaucoup de mal avec le style, que j'ai trouvé trop simple, et les personnages, trop caricaturaux. Donc j'ai eu beaucoup de mal à m'impliquer dans l'histoire. A la réflexion, je me dis que le côté Seconde Guerre mondiale était peut-être de trop, et que l'histoire des Lavandières aurait suffit !

mardi 26 avril 2016

Notre-Dame du Nil - Scholastique Mukasonga

Nouvelle lecture pour mon Tour du monde. L'étape du jour : le Rwanda !


L'histoire
Au Rwanda, un lycée de jeunes filles perché sur la crête Congo-Nil, à 2 500 mètres d'altitude, près des sources du grand fleuve égyptien. Les familles espèrent que dans ce havre religieusement baptisé Notre-Dame du Nil, isolé, d'accès difficile, loin des tentations, leurs filles parviendront vierges au mariage négocié pour elles dans l'intérêt du lignage. Les transgressions menacent au cœur de cette puissante et belle nature où par ailleurs un rigoureux quota « ethnique » limite à 10 % le nombre des élèves tutsi. Non loin dans une plantation à demi abandonnée, un « vieux Blanc », peintre et anthropologue excentrique, assure que les Tutsi descendent des pharaons noirs de Méroé. Avec passion, il peint à fresque les lycéennes dont les traits rappellent ceux de la déesse Isis et d'insoumises reines Candace sculptées sur les stèles, au bord du Nil, il y a trois millénaires. Non sans risques pour sa jeune vie, et pour bien d'autres filles du lycée, la déesse est intronisée dans le temple qu'il a bâti pour elle.

Mon avis

Une très belle surprise. J'ai beaucoup aimé la galerie de personnages, la façon dont l'auteure se sert du microcosme du lycée pour illustrer tous les "profils" de la société. Comme je l'avais déjà remarqué avec Monénembo, le ton est assez "oral", mais cela m'a beaucoup moins déstabilisée ce coup-ci, donc j'ai beaucoup plus accroché.

J'ai aussi aimé la construction du livre, d'abord, un récit calme d'une vie paisible, puis la montée inéluctable du drame. Autre point amusant de prime abord, puis révoltant, c'est l'illustration de la manière dont les religieuses du lycée cultive l'ignorance des élèves sur certaines choses (menstruations, sexe...), avec les malentendus et les rumeurs qui en découlent.

Une lecture agréable et enrichissante !
Une étape de mon Tour du Monde

dimanche 24 avril 2016

Fräulein France - Romain Sardou

Petite lecture de vacances, d'un auteur que j'aime beaucoup...


L'histoire
Septembre 1940. L’offensive allemande éclair débute par une action magistrale en Belgique : la prise du fort d’Eben-Emael. L’Occupation commence. À Paris, les Allemands profitent des plaisirs de l’existence. Les bordels ont rouvert. Dans l’un d’entre eux, l’arrivée d’une nouvelle pensionnaire fait sensation : Mademoiselle France est non seulement belle à tomber, mais elle est aussi exigeante. Elle et elle seule décide quels hommes peuvent jouir de ses faveurs. Que cache-t-elle derrière son apparente froideur ? Rien de ce qu’elle fait ou dit n’est laissé au hasard, car le dessein qu’elle s’est fixé occupe toutes ses pensées. Dans un Paris aux mains de l’occupant, elle pénètre bientôt les plus hautes sphères de la société et côtoie ce que la collaboration fait de pire. Le secret qu’elle cache pourrait en surprendre plus d’un… La France de Vichy n’est pas née de l’invasion allemande, elle couvait depuis longtemps et a trouvé dans les événements tragiques de la guerre le terreau pour s’épanouir.
Mon avis

Petite déception, j'ai déjà lu beaucoup mieux de Romain Sardou ! J'ai trouvé ce livre assez bizarre, j'ai eu beaucoup de mal avec l'absence de rythme : assez monotone tout au long du livre, pas vraiment de suspense ni de surprise... J'ai aussi trouvé qu'on restait vraiment à distance de tous les personnages, je n'ai jamais réussi à me "rapprocher" de l'héroïne.

Pour le positif, j'ai beaucoup aimé le début et toutes les réflexions sur les origines de la France de Vichy et de la collaboration. C'était intéressant et ça changeait des discours convenus. J'avais aussi été séduite par l'idée de base, mais je trouve que le personnage principal aurait vraiment gagné à être approfondi. Dommage.
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